Loi 25 et IA : ce que votre cabinet doit savoir maintenant

Depuis son entrée en vigueur complète en septembre 2024, la Loi 25 a changé les règles du jeu pour toute organisation québécoise qui traite des renseignements personnels. Pour les cabinets d’avocats qui veulent intégrer l’IA, cette loi n’est pas un obstacle — c’est un cadre qui protège autant vos clients que votre pratique.

Les obligations clés qui touchent l’IA

La Loi 25 exige une évaluation des facteurs relatifs à la vie privée (EFVP) avant tout projet impliquant des renseignements personnels. Concrètement, si votre système d’IA traite des données clients — noms, adresses, détails de dossiers —, vous devez documenter les risques et les mesures de protection.

Le consentement est un autre pilier. Vos clients doivent savoir que leurs données seront traitées par un système d’IA, même si celui-ci est hébergé dans vos murs. La transparence n’est pas optionnelle.

Enfin, le transfert de données hors Québec est encadré strictement. Utiliser un outil d’IA dont les serveurs sont aux États-Unis sans les garanties requises? C’est un manquement potentiel qui peut coûter cher — jusqu’à 25 millions de dollars d’amende.

Le piège des outils gratuits

ChatGPT, Google Bard, Claude via le web — ces outils sont séduisants par leur simplicité. Mais pour un cabinet d’avocats, ils représentent un risque légal important. Les données que vous y saisissez sont transmises à des serveurs étrangers, souvent utilisées pour l’entraînement des modèles, et vous perdez tout contrôle sur leur traitement.

Un avocat qui copie un extrait de contrat client dans ChatGPT effectue, au sens de la Loi 25, un transfert transfrontalier de renseignements personnels sans les garanties requises. C’est aussi simple — et aussi grave — que ça.

L’IA conforme : c’est possible

La conformité n’exige pas de renoncer à l’IA. Elle exige de la déployer correctement. Un système d’IA hébergé sur des serveurs canadiens, dédié à votre cabinet, avec des contrôles d’accès appropriés, respecte pleinement la Loi 25.

Les éléments essentiels d’une IA conforme incluent l’hébergement au Canada avec des centres de données certifiés, le chiffrement des données au repos et en transit, des journaux d’audit complets pour démontrer votre diligence, une politique de rétention claire avec suppression automatique, et la documentation de votre EFVP.

Le responsable de la protection des renseignements personnels

La Loi 25 exige que chaque organisation désigne un responsable de la protection des renseignements personnels. Dans un petit cabinet, c’est souvent un associé qui cumule cette responsabilité. Ce responsable doit comprendre comment l’IA traite les données et pouvoir répondre aux demandes d’accès des personnes concernées.

Former cette personne aux enjeux spécifiques de l’IA est un investissement qui vous protège. Elle doit comprendre ce qu’est un modèle de langage, comment fonctionne un RAG, et quelles données transitent où.

Transformer la conformité en avantage concurrentiel

Les cabinets qui prennent la Loi 25 au sérieux en matière d’IA se démarquent. Pouvoir dire à un client corporatif : « Notre système d’IA est hébergé au Canada, conforme à la Loi 25, et nous avons complété notre EFVP » — c’est un argument de vente puissant, surtout auprès des clients institutionnels et des entreprises soucieuses de leur propre conformité.

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