L’IA en français québécois : pourquoi c’est un combat qui compte
Pense à ChatGPT. Tu lui poses une question en français, et ça répond. Seems okay, right? Sauf que… ça répond en français québécois ou en français parisien? Et c’est tu vraiment calibré pour ta réalité?
Le problème : l’IA parle français, mais pas notre français
La majorité des données qu’on utilise pour entraîner les IAs viennent de l’Internet anglophone. Ensuite, on ajoute un peu de français—mais surtout du français de France. Pourquoi? Parce que Paris a plus de pop sur Internet que Montréal. C’est comme si tu entraînais une IA à comprendre le hockey en lui montrant surtout des vidéos du soccer.
Résultat : une IA peut comprendre « je vais bien », mais elle tripe pas toujours sur « ça va-tu bien? » ou « c’est-tu correct? » Elle connait pas nos expressions, elle saisit pas le contexte québécois, et elle peut inventer du contenu qui sonne weird pour nous.
Pourquoi ça s’appelle un « combat »?
Parce que faire de l’IA en français québécois, c’est pas trivial. Il faut :
Des données de qualité : texto, conversations, articles québécois. Y en a pas assez en ligne.
De l’expertise locale : des gens qui savent ce qu’on veut dire quand on parle comme on parle.
De la fierté culturelle : dire que notre langue mérite d’être représentée correctement dans la technologie.
Pis c’est un vrai enjeu : si toute la tech parle surtout anglais et français parisien, les Québécois, c’est comme si on était progressivement marginalisé digitalement.
Ce qu’on peut faire
Des entreprises québécoises commencent à créer des IAs plus respectueuses du français d’ici. Même OpenAI travaille à améliorer son français québécois (lentement, mais y travaille). La vraie game changer? Des chercheurs et des entreprises québécoises qui construisent leurs propres modèles.
Veux-tu creuser ça? Va voir Sherpa pour tester la même question en différentes langues, ou explore Laeka Research pour lire plus sur les IAs locales.