L’IA en français : pourquoi c’est pas pareil qu’en anglais
Si tu as déjà remarqué que ChatGPT est meilleur en anglais qu’en français, t’es pas fou. L’IA fonctionne vraiment moins bien dans notre langue — et y’a des raisons concrètes à ça.
Le problème des données d’entraînement
L’IA apprend à partir de textes trouvés sur Internet. Et sur Internet, environ 60% du contenu est en anglais. Le français représente à peine 4-5%. Ça veut dire que l’IA a vu beaucoup moins d’exemples en français, donc elle est naturellement moins précise, moins nuancée, et fait plus d’erreurs dans notre langue.
Le français québécois, encore plus oublié
Le français de France est déjà sous-représenté, alors imagine le français québécois. Nos expressions, notre accent écrit, nos tournures de phrases — l’IA les connaît mal. Demande à ChatGPT d’écrire « comme un Québécois » et tu vas souvent obtenir un mélange bizarre de français international avec des « tabarnac » placés au hasard.
Les conséquences pratiques
En anglais, l’IA comprend mieux les subtilités, les jeux de mots, le sarcasme. En français, elle a plus tendance à générer des réponses génériques ou à faire des erreurs de grammaire. Pour des tâches techniques comme le code ou l’analyse de données, la différence est moins marquée. Mais pour l’écriture créative ou la conversation naturelle, le gap se sent.
Ce qui se fait pour améliorer ça
Des initiatives comme Mistral (une entreprise française) travaillent à créer des modèles qui excellent en français. Ici au Québec, des projets de recherche visent à entraîner des modèles sur du contenu québécois authentique. Chez Laeka, c’est exactement ce genre de travail qu’on fait avec Sherpa.
En attendant, le truc le plus simple : écris tes prompts en français, mais vérifie les résultats avec un œil critique. L’IA s’améliore vite, mais pour l’instant, elle est encore plus à l’aise en Shakespeare qu’en Molière.