37
Le Tao est constamment dans l’inaction.
Pourtant, il n’y a rien qu’il ne fasse.
Si les seigneurs et les rois pouvaient s’y accrocher, toutes choses se développeraient par elles-mêmes.
Les gens seraient contents de leur vie simple et quotidienne, en harmonie et libre de tout désir.
Quand il n’y a pas de désir, il y a la sérénité.
47
Connaître le monde sans sortir.
Voir le Tao céleste sans regarder par la fenêtre.
Plus on va loin, moins on en sait.
C’est pourquoi le sage sait sans voyager, comprend sans voir, accomplit sans action.
48
Chaque jour, quelque chose s’ajoute en poursuivant la connaissance.
Chaque jour, quelque chose est déposé en poursuivant le Tao.
Perdez et perdez encore, jusqu’à ce que finalement vous arriviez à la non-action.
Ne rien faire et pourtant rien ne reste à faire
La vraie maîtrise peut s’acquérir en laissant les choses suivre leur cours.
Ce n’est pas en s’immisçant qu’on peut y arriver.
63
Agir sans action.
Travailler sans attente.
Pensez du petit comme du grand, et du peu comme du beaucoup.
Confronter les difficultés, quand c’est encore facile.
Accomplir de grandes tâches, par une série de petites actions.
Le Maître n’essaie jamais de faire de grandes choses.
Ainsi il atteint la grandeur.
Quand il a des difficultés, il s’arrête et s’abandonne.
Il ne s’accroche pas à son propre confort, donc les problèmes ne sont pas des problèmes pour lui.
64
Ce qui est enraciné est facile à nourrir.
Ce qui est récent est facile à corriger.
Ce qui est cassant est facile à briser.
Ce qui est petit est facile à disperser.
Prévenez les problèmes avant qu’ils ne surviennent.
Mettez les choses en ordre avant qu’elles n’existent.
Le pin géant grandit à partir d’une minuscule pousse.
Le voyage de mille kilomètres commence sous vos pieds.
En vous précipitant dans l’action, vous échouez.
Essayer de saisir les choses, c’est les perdre.
Forcer l’achèvement d’un projet, c’est gâcher ce qui était presque mûr.
C’est pourquoi le Maître passe à l’action, en laissant les choses suivre leur cours.
Il reste calme à la fin comme au début, il n’a rien, donc rien à perdre.
Ce qu’il désire est le non-désir, ce qu’il apprend, c’est de désapprendre.
Il rappelle simplement aux gens ce qu’ils ont toujours été.
Il ne se soucie que du Tao, ainsi, il peut s’occuper de toutes choses.
Ces textes sont les chapitres 37, 47, 48, 63, 64 de « Le grand livre du Tao Te Ching ».
Le livre complet, les 81 chapitres, est gratuit, en PDF, sans inscription : https://laeka.org/livres/
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